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Comment obtenir son PVT Canada 2014

Il y a maintenant un an, j’attendais « sagement » l’ouverture du PVT Canada 2013. Je me souviens des heures passées devant mon ordinateur, à écumer les forums et différents sites à la recherche de conseils. Aussi, je vous propose de partager avec vous mes petites recommandations pour obtenir le PVT 2014 ! Bon courage à tous dans vos démarches, n’hésitez pas à commenter l’article si vous avez des questions précises, je suis là pour vous aider aussi :-)
Ce qu’il faut faire maintenant !
 
On ne connaît pas encore la date d’ouverture des PVT. Mais si on se réfère aux années précédentes, je pense que d’ici une quinzaine de jours ce sera bon !
 
Tout d’abord, inscrivez-vous à l’alerte mail de l’ambassade. De cette façon, vous serez averti de l’ouverture du PVT.
Cependant, comme l’envoi de l’e-mail peut prendre quelques temps, pensez à vérifier régulièrement directement sur le site de l’ambassade, ainsi que sur son compte Twitter.
Pour finir, je vous conseille fortement de jeter un coup d’oeil au tutoriel de l’an passé. En effet, même si les formalités sont différentes pour le PVT 2014, les documents à remplir seront sensiblement les mêmes. L’année dernière, j’avais ainsi téléchargé le dossier PVT 2012 proposé par The Green Geekette. Franchement, n’hésitez pas à également consulter ce dossier, car les éléments étaient identiques !

Nouvelles formalités pour le PVT Canada 2014 
Cette année, pour la première fois, les demandes de PVT Canada 2014 se feront en ligne, et non pas par courrier. J’y vois un avantage : celui de ne pas courir auprès de la Poste. En revanche j’y vois aussi un gros désavantage : la saturation du serveur dans les premières heures de la mise en ligne du permis. Une seule solution : la patience ! 
La demande en ligne se fera alors en deux étapes : l’évaluation EIC, puis l’évaluation par Citoyenneté et Immigration Canada. Soyez attentifs, rapides, et efficaces ! N’oubliez pas que pour le cas de ce visa, il n’y a pas de sélection sur lettre de motivation, ou sur cv… Le premier arrivé est le premier servi !

Les documents à préparer en avance
Pour maximiser vos chances d’avoir le PVT Canada 2014, je vous conseille vraiment d’être prêts avant le jour de l’ouverture des quotas. L’année dernière, je vous rappelle que la totalité des permis se sont écoulés en 72 heures. Il faut donc être réactifs ! Et le meilleur moyen, est de mettre toutes les chances de votre côté en préparant à l’avance les documents demandés par l’ambassade. Encore une fois, je vous encourage à les télécharger via le lien de The Green Geekette, histoire de voir à quoi ça ressemble :-) 
Voici les documents à préparer :
La lettre de motivation. Elle doit simplement faire état de vos projets pour cette année à l’étranger. Même si elle est essentielle à la constitution du dossier, ce n’est qu’une formalité, donc pas besoin d’y passer des heures ! Essayez simplement de répondre aux questions suivantes : Qui êtes-vous ? Pourquoi souhaitez-vous partir ? Pour faire quoi ? Voici quelques modèles de lettres, pour vous donner une idée.
Le CV. Vous devez simplement fournir votre cv complet. Notez y toutes vos expériences, en précisant à chaque fois la durée, le lieu etc. Petite précision : même si vous allez au Canada, vous devez rédiger un CV à la manière française, et non à la québécoise. 
Photos d’identité. Faîtes les faire par un photographe, histoire d’être sûrs qu’elles soient valables. En effet, elles doivent répondre aux normes exigées par l’ambassade canadienne. À Montréal, j’étais allée chez Jean Coutu, et elles étaient parfaites :-)
Le passeport. L’ambassade va certainement vous demander un scanne de votre passeport. Vous devrez alors scanner les deux pages de celui-ci, où figure votre photo. Attention, normalement, votre passeport doit être valable au moins 12 mois après la délivrance de votre PVT. Aussi, si vous n’avez pas encore de passeport, je vous suggère très fortement d’en faire une demande dés à présent ! 
L’attestation de fonds. Bon là, soyez attentifs. La plupart des refus du PVT Canada 2013, étaient dû à l’attestation de fonds. Clairement, il s’agit d’un document fourni par l’ambassade que votre banquier doit signer. Sur cette attestation figure un montant (2 100€ l’année dernière). Votre banque doit alors attester que vous avez bien à disposition cette somme sur votre compte en banque au moment de la signature. En aucun cas cette attestation peut être remplacée par un relevé bancaire. Pour avoir toutes les chances de votre côté, utilisez uniquement le document fourni par l’ambassade. Enfin, sachez que si cette attestation est facilement signée par certaines banques, pour d’autres c’est beaucoup plus compliqué (pour la Poste, par exemple). Expliquez bien à votre banquier qu’il ne s’engage à rien : il s’agit simplement d’un état de votre compte à une date donnée. Je vous conseille très vivement de contacter votre banque avant l’ouverture des quotas, afin de connaître leur délai pour l’apposition de signature. Si le délai vous paraît trop long (genre une semaine…), l’idéal serait de leur demander dés maintenant une lettre de banque stipulant que vous avez au moins 2 100€ sur votre compte bancaire. Malheureusement, on ne connaît pas encore le montant demandé pour le PVT Canada 2014. Personnellement, j’avais demandé une lettre de banque l’année dernière avant l’ouverture des quotas, au cas où… Et coup de chance c’était le même montant que 2012 (oui, je suis une psychopathe un peu !).
Pour finir, j’ai adoré ce conseil du site Pvtistes : mettre ces documents sur une clé USB que vous emporterez partout avec vous jusqu’à l’ouverture des PVT… Comme ça, vous pourrez faire votre demande de n’importe où

Conseils pour le jour J
Je ne préconise pas la précipitation mais bien la rapidité. Ce permis est vraiment très apprécié, et attendu par des milliers de personnes. La « faute » à la conjoncture économique française actuelle, et à la popularité du Canada. N’oubliez pas qu’il y a un quota et aucune sélection sur dossier. De plus, comme cette année la demande se fait sur internet, je suis persuadée que cela va encourager encore davantage de personnes à la faire. Aussi, si vous voulez vraiment avoir ce PVT, n’attendez pas trop lors de son ouverture : faîtes la demande le plus tôt possible
Ensuite, soyez vraiment attentifs. L’ambassade ne pardonne pas les petites erreurs d’inattentions. Vérifiez constamment ce que vous écrivez. Et n’hésitez pas à remplir le dossier avec quelqu’un, afin d’avoir un autre avis. Normalement, vous devriez avoir un papier qui récapitule à la fin les différentes étapes du dossier : cochez manuellement chaque ligne de ce papier. Vous verrez alors clairement ce qui est fait, et ce qui ne l’est pas.
Soyez irréprochables. Remplissez bien chaque case du dossier, suivez à la lettre les recommandations. Ne vous dîtes pas « Oh, ça ira bien, ils comprendront ! ». Non, ils ne comprendront pas et ça n’ira pas bien, vraiment. Il faut juste être bête et discipliné, vous voyez le genre ? :-)
Crédit Photographie

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La « Vérité » sur l’immigration au Québec

Vivre un an au Canada, fut une expérience magnifique et inoubliable. J’ai énormément appris sur moi, et sur la vie en général. C’est clairement une aventure que je conseillerai à tout le monde. Cependant, je suis souvent assez amusée, voir carrément choquée, à propos des idées reçues sur l’immigration canadienne. J’ai l’impression qu’en France, on valorise à outrance cette expérience, faisant passer le Canada pour une sorte d’eldorado où la vie y est absolument formidable… Ce qui peut être effectivement le cas, parfois. Il est en effet illusoire de croire que réussir au Québec c’est du tout cuit. Par ailleurs, je pense que la décision d’aller vivre au Canada est quelque chose qui mérite réflexion. Et surtout, qui nécessite une préparation. Il faut en effet partir pour les bonnes raisons, en sachant à quoi s’attendre. Autrement dit, ne pas se fier aux reportages complètement aberrants qu’on voit passer à la télé… Je vous propose donc aujourd’hui, mes petites observations sur la réalité de l’expatriation. Attention, ces quelques éléments reflètent simplement ce que ma petite personne ressent, cela ne signifie donc pas qu’il s’agit d’une vérité universelle ! Et comme je suis plutôt bavarde sur le sujet, la deuxième partie sera publiée dans un second article :-)

1. On ne part pas sur un coup de tête ! 

Je pense que la réalité administrative est parfois un peu laissée de côté, la faute à l’euphorie de partir :-) Outre quitter votre famille, il faudra aussi quitter votre emploi, votre appartement/maison… En gros quitter votre vie, pour en créer une nouvelle à des milliers de kilomètres. Et attention, voici un scoop : on arrive pas à l’aéroport les mains dans les poches. Autrement dit, si vous souhaitez travailler au Canada, il vous faudra un permis de travail. Même chose si vous comptez y faire des études… Ces démarches sont plus ou moins compliquées, et surtout, elles prennent du temps. Un départ, c’est donc quelque chose de réfléchi, qui se prépare à 100%. Cette entrée en matière peut paraître un petit peu brutale, je le reconnais. Cependant, je trouve cela nécessaire de mettre les pieds dans le plat, une bonne fois pour toutes !


2. Gare à l’effet « Lune de Miel » 

L’expatriation, c’est comme un nouvel amour. Au début tout est rose et relativement simple. On adore le pays, les gens, la culture. Et puis, assez rapidement, la réalité a tendance à refaire surface. La routine s’installe, et on se rend compte qu’on est plus vraiment dans la phase « découverte ». Je pense qu’il est tout bonnement impossible de complètement s’intégrer. On garde toujours notre identité, notre culture et notre façon de penser. Ressentir le mal du pays, est un sentiment normal pour un expatrié. Je dirais même que cette émotion est nécessaire quelque part, elle « fait du bien ». Je ne me suis jamais sentie autant française que lorsque j’habitais à Montréal !


3. Le Canada, un eldorado ? 

Personnellement, j’ai envie de hurler à chaque fois que j’entends ça. Dîtes vous bien que le pays n’est absolument pas un eldorado, en tout cas pas comme on l’entend. Malheureusement, tout n’est pas merveilleux là-bas. Vous n’allez pas trouver le job de vos rêves en 10 minutes, obtenir une qualité de vie 100 fois supérieure à la France en quelques mois. En gros, il faut arrêter de rêver et de croire ce que les médias veulent bien raconter. La vie au Québec peut être vraiment très agréable, la preuve avec mon article précédent. Cependant, je pense qu’il faut savoir faire la part des choses, et surtout, ne pas trop attendre du pays. Ne placez pas tous vos espoirs dans une expatriation, au risque d’être très déçus. Personnellement, je trouve cela dangereux d’imaginer le Québec comme un sauveur. L’encensement de cette province et de son économie est parfois à la limite du ridicule. Je pense qu’il est nécessaire d’avoir une vision réaliste et honnête du Québec avant de s’y installer.


4. L’intégration n’est pas si facile 

C’est logique, mais je crois qu’il faut bien intégrer le fait que nous ne sommes pas « attendus » là-bas. À part dans des cas assez uniques, où votre profil et vos études sont recherchées au Québec, on va pas sauter de joie à votre arrivée à l’aéroport. De plus, la présence très importante des français au Québec, ne facilitera pas les choses. Il faut savoir que pour un permis comme le PVT, la majorité des personnes choisiront Montréal. Parce qu’on y parle français et que c’est une grande ville. Autrement dit, votre profil sera loin d’être unique :-) Au niveau de l’acceptation dans la vie quotidienne, il faut aussi se « battre » quelque part. Prouvez que vous en voulez, que vous n’êtes pas simplement de passage… On a tout à prouver lorsque l’on immigre, qu’on se le dise !  Venir s’installer au Québec, c’est d’abord être conscient que l’on va s’intégrer dans une société différente de la sienne. Car même si nous avons la langue française comme point commun avec nos amis québécois, leur culture est radicalement différente de la nôtre ! Et heureusement ! On n’immigre pas pour retrouver les mêmes repères que chez soi. Au contraire, on cherche à être bousculé quelque part. Il faudra alors faire preuve de patience, d’humilité, et surtout, d’avoir une grande ouverture d’esprit pour réussir son intégration.


5. La vérité sur la recherche d’emploi

Sur ce point, j’ai tellement vu d’expériences complètement différentes, qu’il est difficile pour moi de synthétiser voir d’émettre une quelconque hypothèse. Je suis surprise de voir, comment certaines personnes s’intègrent professionnellement au Québec avec une rapidité déconcertante, alors que d’autres galèrent davantage qu’en France… Tout d’abord, même si le taux de chômage au Québec est relativement bas (moins de 8%), il faut savoir qu’il y a davantage d’emplois précaires plutôt que de jobs ultra qualifiés. Certains domaines d’activité comme les Médias ou la Culture sont actuellement un peu au point mort. Au contraire, d’autres domaines sont aujourd’hui en manque de main d’oeuvre qualifiée (dans l’Aéronautique par exemple).
Aussi, dans la plupart des cas, il faudra revoir vos ambitions à la baisse, sans pour autant manquer d’ambitions, bien sûr. Mais pour débuter, préparez-vous à occuper un poste en dessous de vos capacités. Je ne parle pas forcément de job alimentaire, juste d’un travail moins bien qualifié. D’ailleurs, à propos du job alimentaire, la jobine comme on dit, il est assez facile d’en dégoter un. Promenez-vous le long des avenues commerçantes, et observez donc les petits panneaux « recherche vendeur » (par exemple) pour vous en convaincre. Mais attention : pour une ville comme Montréal, noyée sous l’arrivée continuelle des jeunes pvtistes, soyez à l’affût ! La concurrence est bien présente !  Aussi, parmi mes rencontres de jeunes français expatriés, une minorité pouvait se vanter d’avoir franchement « réussi » professionnellement. Il faut vraiment s’accrocher, ne pas faire confiance aux idées reçues type « au Québec, c’est le plein emploi » ! En règle générale, le premier job est le plus important. C’est lui qui vous mettra le pied à l’étrier et vous permettra de donner confiance aux futurs nouveaux employeurs. Au Québec, l’emploi est un marché flexible. Vous pouvez trouver un job le matin… Et être viré le soir même.
Quelques conseils pour trouver vite et bien : Se faire des contacts (ne pas sous estimer le pouvoir d’un carnet d’adresse !). Au Québec, le piston n’est pas tabou comme en France. Démarcher les entreprises en personne, le recruteur se souviendra peut être de vous lorsqu’il consultera votre CV ! En parlant du CV : ne pas hésiter à prendre rendez-vous avec des professionnels pour l’adapter à la manière québécoise. L’OFII par exemple peut vous venir en aide gratuitement.
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