S’installer à Montréal

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La « Vérité » sur l’immigration au Québec

Vivre un an au Canada, fut une expérience magnifique et inoubliable. J’ai énormément appris sur moi, et sur la vie en général. C’est clairement une aventure que je conseillerai à tout le monde. Cependant, je suis souvent assez amusée, voir carrément choquée, à propos des idées reçues sur l’immigration canadienne. J’ai l’impression qu’en France, on valorise à outrance cette expérience, faisant passer le Canada pour une sorte d’eldorado où la vie y est absolument formidable… Ce qui peut être effectivement le cas, parfois. Il est en effet illusoire de croire que réussir au Québec c’est du tout cuit. Par ailleurs, je pense que la décision d’aller vivre au Canada est quelque chose qui mérite réflexion. Et surtout, qui nécessite une préparation. Il faut en effet partir pour les bonnes raisons, en sachant à quoi s’attendre. Autrement dit, ne pas se fier aux reportages complètement aberrants qu’on voit passer à la télé… Je vous propose donc aujourd’hui, mes petites observations sur la réalité de l’expatriation. Attention, ces quelques éléments reflètent simplement ce que ma petite personne ressent, cela ne signifie donc pas qu’il s’agit d’une vérité universelle ! Et comme je suis plutôt bavarde sur le sujet, la deuxième partie sera publiée dans un second article :-)

1. On ne part pas sur un coup de tête ! 

Je pense que la réalité administrative est parfois un peu laissée de côté, la faute à l’euphorie de partir :-) Outre quitter votre famille, il faudra aussi quitter votre emploi, votre appartement/maison… En gros quitter votre vie, pour en créer une nouvelle à des milliers de kilomètres. Et attention, voici un scoop : on arrive pas à l’aéroport les mains dans les poches. Autrement dit, si vous souhaitez travailler au Canada, il vous faudra un permis de travail. Même chose si vous comptez y faire des études… Ces démarches sont plus ou moins compliquées, et surtout, elles prennent du temps. Un départ, c’est donc quelque chose de réfléchi, qui se prépare à 100%. Cette entrée en matière peut paraître un petit peu brutale, je le reconnais. Cependant, je trouve cela nécessaire de mettre les pieds dans le plat, une bonne fois pour toutes !


2. Gare à l’effet « Lune de Miel » 

L’expatriation, c’est comme un nouvel amour. Au début tout est rose et relativement simple. On adore le pays, les gens, la culture. Et puis, assez rapidement, la réalité a tendance à refaire surface. La routine s’installe, et on se rend compte qu’on est plus vraiment dans la phase « découverte ». Je pense qu’il est tout bonnement impossible de complètement s’intégrer. On garde toujours notre identité, notre culture et notre façon de penser. Ressentir le mal du pays, est un sentiment normal pour un expatrié. Je dirais même que cette émotion est nécessaire quelque part, elle « fait du bien ». Je ne me suis jamais sentie autant française que lorsque j’habitais à Montréal !


3. Le Canada, un eldorado ? 

Personnellement, j’ai envie de hurler à chaque fois que j’entends ça. Dîtes vous bien que le pays n’est absolument pas un eldorado, en tout cas pas comme on l’entend. Malheureusement, tout n’est pas merveilleux là-bas. Vous n’allez pas trouver le job de vos rêves en 10 minutes, obtenir une qualité de vie 100 fois supérieure à la France en quelques mois. En gros, il faut arrêter de rêver et de croire ce que les médias veulent bien raconter. La vie au Québec peut être vraiment très agréable, la preuve avec mon article précédent. Cependant, je pense qu’il faut savoir faire la part des choses, et surtout, ne pas trop attendre du pays. Ne placez pas tous vos espoirs dans une expatriation, au risque d’être très déçus. Personnellement, je trouve cela dangereux d’imaginer le Québec comme un sauveur. L’encensement de cette province et de son économie est parfois à la limite du ridicule. Je pense qu’il est nécessaire d’avoir une vision réaliste et honnête du Québec avant de s’y installer.


4. L’intégration n’est pas si facile 

C’est logique, mais je crois qu’il faut bien intégrer le fait que nous ne sommes pas « attendus » là-bas. À part dans des cas assez uniques, où votre profil et vos études sont recherchées au Québec, on va pas sauter de joie à votre arrivée à l’aéroport. De plus, la présence très importante des français au Québec, ne facilitera pas les choses. Il faut savoir que pour un permis comme le PVT, la majorité des personnes choisiront Montréal. Parce qu’on y parle français et que c’est une grande ville. Autrement dit, votre profil sera loin d’être unique :-) Au niveau de l’acceptation dans la vie quotidienne, il faut aussi se « battre » quelque part. Prouvez que vous en voulez, que vous n’êtes pas simplement de passage… On a tout à prouver lorsque l’on immigre, qu’on se le dise !  Venir s’installer au Québec, c’est d’abord être conscient que l’on va s’intégrer dans une société différente de la sienne. Car même si nous avons la langue française comme point commun avec nos amis québécois, leur culture est radicalement différente de la nôtre ! Et heureusement ! On n’immigre pas pour retrouver les mêmes repères que chez soi. Au contraire, on cherche à être bousculé quelque part. Il faudra alors faire preuve de patience, d’humilité, et surtout, d’avoir une grande ouverture d’esprit pour réussir son intégration.


5. La vérité sur la recherche d’emploi

Sur ce point, j’ai tellement vu d’expériences complètement différentes, qu’il est difficile pour moi de synthétiser voir d’émettre une quelconque hypothèse. Je suis surprise de voir, comment certaines personnes s’intègrent professionnellement au Québec avec une rapidité déconcertante, alors que d’autres galèrent davantage qu’en France… Tout d’abord, même si le taux de chômage au Québec est relativement bas (moins de 8%), il faut savoir qu’il y a davantage d’emplois précaires plutôt que de jobs ultra qualifiés. Certains domaines d’activité comme les Médias ou la Culture sont actuellement un peu au point mort. Au contraire, d’autres domaines sont aujourd’hui en manque de main d’oeuvre qualifiée (dans l’Aéronautique par exemple).
Aussi, dans la plupart des cas, il faudra revoir vos ambitions à la baisse, sans pour autant manquer d’ambitions, bien sûr. Mais pour débuter, préparez-vous à occuper un poste en dessous de vos capacités. Je ne parle pas forcément de job alimentaire, juste d’un travail moins bien qualifié. D’ailleurs, à propos du job alimentaire, la jobine comme on dit, il est assez facile d’en dégoter un. Promenez-vous le long des avenues commerçantes, et observez donc les petits panneaux « recherche vendeur » (par exemple) pour vous en convaincre. Mais attention : pour une ville comme Montréal, noyée sous l’arrivée continuelle des jeunes pvtistes, soyez à l’affût ! La concurrence est bien présente !  Aussi, parmi mes rencontres de jeunes français expatriés, une minorité pouvait se vanter d’avoir franchement « réussi » professionnellement. Il faut vraiment s’accrocher, ne pas faire confiance aux idées reçues type « au Québec, c’est le plein emploi » ! En règle générale, le premier job est le plus important. C’est lui qui vous mettra le pied à l’étrier et vous permettra de donner confiance aux futurs nouveaux employeurs. Au Québec, l’emploi est un marché flexible. Vous pouvez trouver un job le matin… Et être viré le soir même.
Quelques conseils pour trouver vite et bien : Se faire des contacts (ne pas sous estimer le pouvoir d’un carnet d’adresse !). Au Québec, le piston n’est pas tabou comme en France. Démarcher les entreprises en personne, le recruteur se souviendra peut être de vous lorsqu’il consultera votre CV ! En parlant du CV : ne pas hésiter à prendre rendez-vous avec des professionnels pour l’adapter à la manière québécoise. L’OFII par exemple peut vous venir en aide gratuitement.
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Mode d’emploi de Montréal

Voici, enfin, la suite de mon guide consacré à Montréal ! Comme la première partie, ce guide s’adresse particulièrement aux nouveaux arrivants : PVTistes, travailleurs et étudiants en échange. J’aborde notamment ici les questions liées à l’hiver québécois, aux abonnements d’internet et de téléphone, aux transports etc. J’espère que vous trouverez dans cet article un maximum d’informations pour votre installation prochaine dans la belle Province. Et puis, si vous avez des questions, laissez des commentaires et je répondrai !


LIRE LA PREMIÈRE PARTIE DU GUIDE

La STM, est la société qui exploite les transports en communs à Montréal : c’est à dire le Métro et le service d’Autobus. Pour y accéder vous devez évidemment payer un ticket ou souscrire un abonnement. Actuellement, le pass mensuel au tarif ordinaire est de 77$ (57,50€).
LE MÉTRO
Il existe 4 lignes de métro : bleue, orange, verte et jaune. C’est assez peu, surtout pour une grande ville comme Montréal. D’ailleurs les habitants demandent régulièrement des prolongations de lignes. Bon. Outre cette remarque, personnellement j’aime beaucoup le métro montréalais. Déjà parce que je m’y sens en sécurité, ensuite parce qu’il est d’une utilisation enfantine. Un abonnement mensuel vous donne accès à l’ensemble des lignes de métro.
LES BUS
Le réseau est composé de 170 lignes de bus. Et de 23 lignes pendant la nuit. Les rues et les avenues quadrillent la ville, il est donc très simple de se repérer. Pour schématiser hyper simplement, un bus = une rue. C’est à dire, qu’en prenant un bus, dans 99% des cas, il remontera ou descendra la même et unique rue. Autre chose à savoir : les arrêts ne sont pas annoncés. Des fois vous pouvez tomber sur un chauffeur de bus qui indiquera à voix haute lorsque vous arriverez sur un arrêt de métro, mais ça reste exceptionnel. Les arrêts sont assez simples à repérer : en principe, les bus s’arrêtent aux croisements entre deux rues/avenues. Mais bon, le mieux si vous êtes un peu perdu : demandez au chauffeur de vous indiquer votre arrêt !
Alors déjà, la première chose qu’il faut savoir c’est qu’il n’existe pas à proprement parlé d’internet illimité. Que ce soit pour votre smartphone, ou pour votre consommation internet à la maison, vous allez payer un nombre de données (DATA) par mois. Il faudra alors veiller à ne pas dépasser ces données, sans quoi bonjour le hors forfait… Ce système me rappel celui de mon adolescence, lorsque je devais compter mon nombre d’heures passées sur MSN :D Alors oui, c’est assez surprenant, mais finalement pas très gênant si on évalue bien sa consommation internet.
TÉLÉPHONE
Plusieurs opérateurs existent, je dirais que FIDO et ROGERS sont les plus connus. Ce sont un peu nos SFR et ORANGE à la québécoise. Les forfaits sont là aussi assez surprenants, tout dépend du forfait que vous choisirez, mais il faut savoir que vous êtes souvent amenés à payer les appels entrants. La messagerie, et l’affichage des numéros sont aussi la plupart du temps des options. Régulièrement, les opérateurs font des offres, avec des forfaits plus avantageux, tenez-vous au courant !
INTERNET
Bell reste le leader du marché. Vous avez également Vidéotron, son concurrent. J’ai entendu des avis positifs (et négatifs !) sur ces deux compagnies. Personnellement je suis chez Bell et j’ai rien à redire… Après évidemment, l’important est de trouver le forfait avec le nombre de données mensuelles qui vous correspond. À savoir également pour les étudiants : en présentant un justificatif vous pouvez profiter d’offres avantageuses.
Je crois que l’hiver québécois inquiète beaucoup les français qui se préparent à l’immigration. C’était encore mon cas il y a quelques mois. Alors, je vais vite vous rassurer. En effet, même si l’hiver montréalais est assez long (environ 5 mois), il est loin d’être insurmontable. Et puis, le froid ici est sec, aucune comparaison avec notre froid français. Le plus important au Québec, est d’avoir un bon équipement, et de ne pas avoir peur d’investir. On oublie par exemple nos manteaux en laine et nos petites bottes en cuir. Pour plus d’informations, voici mon article sur les vêtements indispensables au Québec. Par ailleurs, petit point température. On entend souvent en France des conneries idioties. Du genre, qu’il fait -30° tout l’hiver à Montréal. Faux. Certes, j’ai connu plusieurs semaines à -30°, -25°, mais ça reste assez « rare ». Vous allez davantage connaître des journées à -15°, -20°. Et comme je vous disais plus haut, rapport au froid sec, je préfère milles fois un -20° à Montréal, qu’un -5° français. True story.
J’ai le sentiment qu’il y a toujours quelque chose à faire à Montréal. Entre les festivals, les fêtes, et les divers événements organisés par les quartiers, on a jamais le temps de s’ennuyer. Je pense du coup que ce paragraphe se transformera pas la suite en article au complet, car il y a beaucoup trop de choses à raconter. On va dire que je vais davantage parler de mes coups de coeur du moment !
CINÉMA
Donc rapidement, pour les cinémas. Une petite chose à savoir, pour nous pauvres français difficilement bilingues à 100% : il est rare de trouver des cinémas qui diffusent en anglais sous titré français. Pour moi, ce fut LE gros problème en arrivant. Parce que je regarde toujours les films en version originale, mais que j’aime avoir les sous titres au cas où… Pour l’instant j’ai une adresse, un cinéma d’auteur sur Saint Laurent : Cinéma Excentris. Par ailleurs, il y a des cinémas qui proposent des films en version française, comme celui du quartier latin à Berri Uquam. C’est un fait assez « rare » pour être souligné : les montréalais étant en grande majorité bilingue, la plupart des films anglais ou américains sont donc diffusés en version originale. Pour le prix régulier, comptez environ 11$, pas de réductions pour les étudiants. Sachez aussi que les mardis, certains cinémas proposent des tarifs moitié prix.
IDÉE SORTIE
Pour les sorties, je vais conseiller une adresse que j’adore : le bar Brouhaha. Principalement pour les « Jeudis de l’humour ». Tous les jeudis, des humoristes connus ou moins connus, montent sur scène pour présenter leurs sketchs. J’adore, c’est absolument génial. Rien de tel pour s’immiscer dans la culture québécoise et passer une très bonne soirée tout en dégustant un bon plat made in Québec arrosé de bière maison.
THE POUTINE
Enfin, mon adresse pour manger THE poutine. Alors, rien d’original, mais elle reste pour l’instant ma préférée : La Banquise bien sûre ! Mention spéciale pour celle au guacamole que j’ai adoré. C’est marrant, parce que la poutine c’est un peu le plat que les français n’aiment pas trop au premier abord. Et puis, très bizarrement, quand l’hiver s’installe, tout le monde se jette dessus ;-)

 

La première chose à savoir, c’est que pour bénéficier de la protection sociale et du système de santé public au Québec, il faut soit être Canadien, soit être Résident Permanent. Autrement dit, si vous êtes en PVT au Canada, vous DEVEZ souscrire à une assurance privée. Une fois assuré, vous aurez droit aux soins médicaux sur place. Pour plus d’informations, l’article de The Green Geekette est parfait.
Le Québec fait actuellement face à une pénurie de médecins importante. Les hôpitaux publiques se retrouvent alors surchargés de malades. À cause du manque de personnel, l’expression « prendre son mal en patience » n’a jamais été aussi vraie, en témoignent les fils d’attente interminables pour l’accès aux soins. Il est par ailleurs très compliqué d’avoir ce que l’on appel « un médecin de famille » au Québec (équivalents de nos médecins généralistes en France). C’est à dire que pour le moindre soucis de santé, les québécois n’ayant pas de médecin de famille, se retrouvent « obligés » d’aller directement à l’hôpital. Les honoraires des médecins de famille sont fixés librement, la consultation peut donc aller de 40 à 100$. Comme le souligne l’article de The Green Geekette, le meilleur réflexe à avoir est d’aller consulter dans une clinique privée, ou si votre état ne nécessite pas de soins urgents, appeler le 811.
Comme en France, les médicaments au Québec peuvent être vendus sans nécessiter de prescription. Vous pouvez alors vous fournir chez Jean Coutu, Pharmaprix et également dans les supermarchés type Walmart. Même si l’automédication est courante ici (rapport au manque de médecins et donc de prescriptions médicales), faîtes attention à ce que vous achetez, et aux quantités que vous absorbez.
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Le Guide de Montréal pour les nouveaux arrivants

Aujourd’hui, enfin, je vous propose un petit guide de Montréal, spécial nouveaux arrivants ! J’ai essayé de regrouper les principales informations, qui peuvent être utiles lorsque l’on débarque ici. Alors, amis PVTistes, touristes, étudiants et travailleurs, j’espère qu’avec ma petite expérience au pays du sirop d’érable, cet article vous aidera ! Comme j’ai pas mal de choses à dire, cet article sera divisé en deux, voici donc la première partie.
Comme pour New York, j’imagine que vous allez venir par la voie des airs. Encore une fois, n’hésitez pas à comparer les prix sur internet. Les prix chez Air France, font particulièrement flipper. Dans l’idéal, choisissez une période creuse pour venir, comprenez : éviter de partir au moment des fêtes de Noël. Essayez aussi de réserver un petit peu à l’avance, ça peut être un très bon plan. Anticipez également le billet retour. Si vous avez un petit peu d’argent de côté, et que vous savez que vous allez rentrer dans l’année, prenez un billet Open. C’est un billet retour valable un an, et franchement je trouve ça rassurant de l’avoir.
Pour la compagnie, j’ai personnellement voyagé avec Air Transat. C’est une des compagnies les moins chères. Le service en avion est correct, rien à redire. Le plus sympa, reste quand même les prix. Le mieux c’est de les appeler directement, et de leur demander quelle date est la moins chère pour partir au Canada.
Rapidement, si vous désirez venir vous installer à Montréal, la question du Visa va se poser. À part si vous venez en touristes bien sûr. Dans ce cas là, vous êtes autorisés à rester sur le territoire canadien 6 mois, sans faire de demandes particulières. Ci-dessous, quelques visas qui peuvent être utiles :
LE PVT
C’est un permis de travail ouvert, qui permet aux ressortissants français âgés de 18 à 35 ans de venir visiter et pourquoi pas travailler au Canada. Une fois par an, il est possible de faire sa demande auprès de l’ambassade Canadienne en France. Attention, il y a un nombre de place limité, et elles partent très (trop?) vite. Cette année, elles se sont écoulées en 50 heures, un record. Alors je n’ai qu’une seule recommandation : soyez préparés. Demandez à être prévenu lors de l’ouverture. Si ce visa compte pour vous, n’hésitez pas à constituer le dossier à l’avance. À lire, la Bible des Pvtistes, et cet article de The Green Geekette, juste parfait !
LE JEUNE PROFESSIONNEL
Un permis de travail également, mais qui nécessite d’avoir un employeur. C’est en principe le visa choisi par les Pvtistes pour continuer leur aventure canadienne un peu plus longtemps. Nombre de places limité également, alors attention !
LE PERMIS D’ÉTUDE
Deux possibilités s’offrent à vous : partir en échange avec votre université française, ou s’inscrire ici en programme complet. La différence se fera ressentir dans la durée, et dans le prix. Partir en échange, reste quelque chose de relativement « simple » à faire (même si remplir les multiples documents peuvent vite décourager). Le gros avantage, c’est que vous continuerez à payer vos frais de scolarité en France (qui sont juste une blague, par rapport aux prix canadiens). Par contre, votre présence ici est limitée, l’échange est d’un an par diplôme. Vous ne pouvez partir qu’une fois pendant votre Licence par exemple. Si l’expérience vous tente, renseignez vous sur le programme d’échange CREPUQ auprès de votre Université.
LE VISA CONJOINT
Un permis de travail ouvert, assez méconnu. Pour en bénéficier, il faut pouvoir justifier d’un an de vie commune avec l’être aimé. Ensuite, vous aurez le droit de travailler au Canada. La durée du permis est calculée en fonction de celui de votre conjoint. Autrement dit, vous dépendez entièrement de lui/elle…
LE PERMIS DE TRAVAIL
Assez compliqué à obtenir, je sais que les démarches peuvent être très longues. Tout dépend aussi de votre profession. Si par bonheur, elle est très recherchée ici au Québec, alors même pas besoin d’entamer 10827 procédures, vous êtes les bienvenus ! Comme je ne suis pas très calée, je vous renvoie ici.
Vous avez plusieurs solutions pour trouver un appartement à Montréal. Il faut savoir qu’en principe c’est quelque chose de relativement simple, souvent on ne vous demandera même pas de paperasse inutile comme en France, pas de caution non plus, pas d’état des lieux. Bref, tout est simplifié. Personnellement j’ai même trouvé mon appartement avant d’arriver ici. Attention vous n’êtes pas à l’abri d’arnaques, soyez vigilants quand même. Bonne nouvelle : les prix des loyers ici sont en moyenne moins chers qu’en France.
  UN LOGEMENT TEMPORAIRE AU DÉBUT
Pour prendre le temps de repérer les quartiers, et de visiter en personne plusieurs appartements, pensez aux logements proposés sur Airbnb. Moins cher que l’hôtel, une grande liberté qui vous permet d’arpenter la ville à la recherche de votre nid d’amour. Pensez également aux annonces sur le site de Pvtistes.net, souvent des colocations ou des appartements entiers sont proposés aux nouveaux arrivants.
  KIJIJI : UN SUPER SITE POUR TROUVER SON CHEZ SOI
Kijiji, c’est un site de petites annonces en ligne. Idéal pour trouver un appartement. C’est par ce moyen que j’ai trouvé le mien, comme beaucoup de mes amis ici. Les annonces sont relativement sérieuses, vous pouvez rentrer vos critères de sélection (prix, quartier etc). Outre internet, pensez à lever la tête lorsque vous vous promenez en ville, de nombreuses pancartes « à louer » envahissent certains endroits. Un petit conseil d’ami : vérifier que l’appartement dispose d’une laveuse/sécheuse (machine à laver, sèche linge). Un détail qui a son importance lorsqu’il fait froid, et qu’aller à la laverie avec son balluchon de linge sale vous donne juste envie de vous tirer une balle dans le pied.
  DANS QUEL QUARTIER S’INSTALLER À MONTRÉAL
Quand on ne connaît pas du tout Montréal, on peut se demander quels sont les quartiers sympa où habiter. C’est une question assez personnelle, mais je vais essayer de vous renseigner au mieux. Déjà, avant même de penser au quartier, essayez de gérer par rapport aux stations de métro et de bus. Parce que marcher 15 minutes chaque jour, l’hiver, pour prendre les transports en commun, ça peut être usant. Parmi les quartiers privilégiés des français de France, on retrouve le Plateau Mont Royal. Quartier bobo, mignon, mais où les loyers ont tendance à être plus chers qu’ailleurs, fatalement. En alternative, Rosemont et Petite Italie sont des quartiers tout aussi sympas avec des loyers un peu moins chers. Vous pouvez également préférer habiter le « vrai » centre ville, dans les hauts immeubles. J’ai l’impression que les appartements sont plus rares dans cette partie de la ville, à confirmer. Autour de l’Université de Montréal, beaucoup de logements sont disponibles, avec les départs souvent fréquents des étudiants. Enfin, sachez que début Juillet, déménager à Montréal c’est une institution. Il est très facile de trouver son bonheur à cette période là. Et par la même occasion, de meubler pour pas cher son chez soi : les meubles sont carrément abandonnés en pleine rue !
On peut vite se retrouver un peu perdu dans un magasin à Montréal. Déjà, on ne reconnaît presque rien niveau marques, et on a vite la sensation qu’il manque des choses. Normal, car faire ses courses à Montréal ce n’est pas aller dans un seul et unique supermarché, comme on le fait en France parfois.
  LES SUPERMARCHÉS À MONTRÉAL
Métro, IGA, Maxi, Walmart etc. Vous y trouverez la plupart des produits qu’on peut trouver en France dans un supermarché. Attention, ce n’est pas le meilleur endroit pour acheter ses légumes, à mon sens. De plus, ne cherchez pas de supermarchés « Discount », ça n’existe pas. Par contre, vous avez la marque No Name, qui s’en rapproche, mais la qualité n’est pas au top, évidemment. Maxi et Walmart sont ceux qui proposent les prix les plus bas. Métro est celui qui ressemble le plus à ce que l’on connaît, mais je trouve que les prix pratiqués là bas sont assez chers.
  POUR ACHETER DES FRUITS ET LÉGUMES
Une seule adresse à vous conseiller : Le Marché Jean Talon bien sûr ! Avec quelques pièces, on peut vite revenir avec un caddie rempli de victuailles. Les prix sont plutôt honnêtes, je trouve. Et puis, en été, c’est une super ballade à faire, le marché est très joli en lui même. Un autre marché : Milano. Le marché italien par excellence.
  POUR ACHETER DES COSMÉTIQUES ET PRODUITS D’ENTRETIEN
Jean Coutu reste LA référence pour acheter ce genre d’article. Même si dans les supermarchés cités plus haut, il y a des rayons cosmétiques comme en France. Je reste par exemple en admiration devant les rayons maquillage, rien à voir avec les 3 fond de teint proposés chez Monoprix… Jean Coutu propose davantage de choix. Certains ont même une poste Canada à l’intérieur. Formidable, vous pouvez acheter votre gel douche tout en postant une lettre !
  DOLLARAMA, LA VIE LA VRAIE
Dollarama, c’est un peu le temple des Pvtistes lorsqu’ils s’installent. Une sorte de la Foirefouille en moins cher, et avec pas mal de choix. Parce que les prix ne dépassent jamais des 3 dollars. C’est idéal pour des visiteurs temporaires qui ne souhaitent pas investir des masses pour les objets du quotidien (vaisselle par exemple).
  BUDGET ALIMENTAIRE À MONTRÉAL
Déjà il faut arrêter de croire que les prix pratiqués ici sont bien moins chers qu’en France. C’était peut être vrai il y a quelques années, mais là ce n’est plus le cas. Car sans parler de fromages (oui non ça, il faut se faire une raison, on oublie), l’alimentation reste chère. Il est évident que le meilleur moyen de faire des économies est d’adapter nos habitudes alimentaires à celles des québécois. Et traquer les spéciaux (promotions). Je n’arriverai pas à dire si le panier moyen québécois est plus ou moins cher que celui en France. Je pense que ça se vaut. À titre d’exemple, pour un couple, nous dépensons environ 150$ tout les quinze jours pour la nourriture, uniquement. À vous de me dire si ça vous parait cher, comparé à la France !

 

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