Auto-entrepreneuse depuis presque 5 ans, je passe l’essentiel de mon temps à travailler de chez moi, en tête à tête avec mon ordinateur. Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, la vie de freelance ne rime pas toujours avec douceur de vivre.

La prospection client, l’organisation du temps de travail, la perte de motivation ou encore le sentiment pesant de la solitude…  Autant de thématiques auxquelles sont confrontés les auto-entrepreneurs.

J’aimerais donc vous faire un retour d’expérience sur ces 5 dernières années en freelance, et ce que j’ai appris.

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

Travailler de chez soi, c’est avoir une autonomie totale, c’est vrai. Clairement, on peut se réveiller à 10h et travailler jusqu’à 2h du matin si ça nous chante. Sauf qu’il ne faut pas se leurrer, ce rythme de vie ne durera qu’un temps. Déjà, parce que c’est quand même mieux de se caler sur des horaires normaux pour être en phase avec vos clients. Et ensuite, parce que vivre en marge ne fera que vous éloignez un peu plus d’une vie sociale épanouie. Ce serait quand même bête de rater l’apéro avec les copains à la sortie des bureaux, parce que vous avez du travail en retard.

Pas de secrets : il est essentiel de reproduire une routine dite classique, avec des horaires décents. Personnellement, je suis derrière mon bureau, du lundi au vendredi, de 9h à 18h, quoi qu’il arrive ou presque !

… Tout en sachant prendre des libertés !

Une routine bien installée, c’est bien. Savoir déconstruire cette routine c’est mieux. Et non, ce n’est absolument pas en contradiction avec le paragraphe précédent…

Si vous êtes devenus indépendants, c’était pour gagner en liberté. Il est donc contre-productif de se calquer sur les contraintes d’un job en CDI. Personnellement, quand j’ai le sentiment d’être complètement inefficace, je n’hésite absolument pas à prendre une heure ou deux pour sortir (ou regarder paresseusement une série Netflix).

Ne pas dépendre des horaires de bureau, c’est aussi pouvoir fixer des rendez-vous à des heures creuses et sans contraintes pour vous. Autant profiter de cet avantage.

Apprendre à respecter son temps de travail

Évidement, chacun voit les choses comme il le souhaite. Mais personnellement, et même si c’est très facile de rendre mon activité chronophage, je tente de ne pas tomber dans ce piège. À part pour les périodes exceptionnellement chargées, je ne dépasse pas mes 7 heures de travail par jour. C’est aussi une façon de respecter son TJM (taux journalier moyen), et donc de rester rentable. Les week-ends sont également sacrés à la maison, et il est très rare de trouver mon ordinateur allumé.

Rester motivé(e) en éradiquant la procrastination

Personnellement, c’est en remettant des tâches à plus tard que je me démotive et deviens moins efficace. Pour remédier à ce problème, je démarre toujours mes semaines en listant des tâches importantes, que je découpe en plusieurs tâches mineures à faire chaque jour. Je ne commence plus jamais une journée de travail sans avoir au préalable noté la liste des choses à faire.

L’idée, c’est de décomposer au maximum les différentes étapes par lesquelles il faut passer pour terminer un projet. Car cocher un élément de cette liste, aussi simple fut sa réalisation, est pour moi un merveilleux sentiment d’accomplissement. Alors je ne m’en prive pas.

Mes listes sont toutes notées sur mon Bullet Journal. Personnellement, je n’envisage pas du tout ce journal comme un support créatif. Au contraire, même, il est plutôt très minimaliste. C’est en visionnant cette vidéo de Solange que j’ai enfin trouvé comment agencer mon bullet, et ça me convient parfaitement !

Et la vie sociale ?

Travailler de chez soi ne peut pas convenir à tout le monde. Certains sont probablement horrifiés à l’idée de rester seuls aussi longtemps, sans interactions sociales. Même si j’aime être entourée, je suis une personne qui parvient à se ressourcer qu’en étant seule. Je suis donc bien plus efficace dans le calme.

Mais le manque d’interactions sociales peut effectivement peser. Alors comment enrayer le phénomène ? Personnellement, il m’arrive d’aller travailler en espaces de co-working sur Bordeaux, les jours où j’ai envie de sortir. Prendre son ordinateur et aller dans un café est aussi une solution, mais encore faut-il que la connexion internet soit suffisante.

La solitude est une des raisons qui pousse les freelances à modifier ou arrêter leur activité. À mon sens, cette question n’est pas suffisamment prise en compte lors du démarrage en auto-entreprise, et peut très vite peser sur le moral. Il ne faut donc pas hésiter, et ce dés le départ, à considérer l’option co-working ou bureaux partagés.

Et si comme moi vous aimez aussi les options geek, un moyen virtuel de se sentir soutenu lorsque l’on travaille en freelance est de rejoindre des groupes de travail sur Slack par exemple !

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2 commentaires
  • Madison
    Répondre

    Merci pour cet article ! Il est très intéressant et m’a permis d’ouvrir un peu les yeux sur le revers du décors. Ton blog a un design magnifique.
    Bisous :)

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